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Interview de Christian Audouin dans l'Humanité

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  Cantonales. Le Limousin, terre d’expérimentation   Une entente entre PCF, PG, NPA et ADS s’est formée dans les trois départements du Limousin, sous la bannière Terre de Gauche. Aux cantonales, elle a réalisé 17 % au premier tour et gagne quatre élus. Christian Au­douin, président du groupe Limousin Terre de Gauche, (TdG) revient sur l’alliance et ses ambitions.  À quoi attribuez-vous le score important des candidats de Limousin Terre de Gauche ? Christian Audouin. L’alternative politique créée par la constitution de TdG lors des régionales avait rassemblé 20 % de l’électorat. Aujourd’hui, cette dynamique d’avenir s’enracine, et relance la mobilisation d’un ensemble d’électrices et d’électeurs qui avaient perdu espoir. Qu’est-ce qui motive cette alliance avec le NPA ? Pourquoi et comment se poursuit-elle ? Christian Audouin. Elle se poursuit parce que les formations qui la composent ont décidé ensemble de ses objectifs. Un climat de transparence nous permet de discuter en toute franchise des difficultés qui peuvent se manifester dans l’alliance. Ce contrat politique et moral nous lie aux diverses catégories sociales et politiques, aux milieux syndicaux et associatifs qui nous soutiennent. Durant les cantonales, nous avons constaté sur le terrain une véritable mobilisation militante de ceux qui croient à l’intérêt et à la validité de notre démarche et qui se l’approprient. En Haute-Vienne, les trois sièges gagnés par TdG l’ont été sur des sortants socialistes ! Quelles sont les conditions politiques qui font cet accord ? Quel est votre rapport avec le reste de la gauche ? Christian Audouin. Nous travaillons, sur la base d’un protocole politique et stratégique qui reconnaît à chaque composante sa singularité, selon une double logique : la volonté d’alternative aux logiques libérales et la formulation de contre-propositions concrètes. En Haute-Vienne, les nouveaux élus TdG sont dans une alliance avec l’Alternative Démocratie Socialisme (ADS). Les démarches socialistes ayant été inacceptables, ce groupe a pris son indépendance. C’est une action politique très importante pour l’avenir de la région.  Les rapports avec le PS ont été tendus pendant la campagne. Pourquoi TdG s’est maintenu au second tour dans des situations où il n’était pas arrivé en tête ? Christian Audouin. TdG et le PS ont conclu en Haute-Vienne un accord de désistement. Le très mauvais score des candidats de droite a permis à un collectif local de maintenir, face au sortant socialiste, la candidate de TdG – et elle a été élue. Cette situation pose problème au regard des engagements départementaux mais traduit surtout l’élan créé au sein d’un électorat qui entend conduire jusqu’au bout la bataille amorcée par TdG.  Comment expliquez-vous la perte d’influence du PS ? Christian Audouin. Le PS pâtit des politiques sociales et économiques insuffisantes et d’un exercice du pouvoir basé sur le clientélisme. En refusant la consultation démocratique, il agit dans la région tel un parti unique en décalage avec les attentes des citoyens.  Faites-vous désormais partie d’une majorité ? Christian Audouin. Le partenariat avec le PS ne répond pas à la règle du plus fort mais à une discussion pour s’entendre sur l’unité départementale. TdG est l’expérimentation d’une attitude nouvelle. En refusant a priori toute forme d’alignement, le débat avec les citoyennes et citoyens nous accorde la possibilité de nous déterminer librement. Entretien réalisé par 
Laura Akhoun

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