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Le PCF apporte son soutien à la lutte des salariés de Madrange.

Les communistes haut-viennois, présents lors de la manifestation du 3 février à Paris avec les salariés de Madrange. Demandant l'intervention de l'Etat, pour maintenir l'activité industrielle sur les différents sites de France et la sauvegarde de l'emploi dans nos régions. Le PCF retransmet à cette occasion le communiqué de la CGT Madrange et adresse sa solidarité avec l'ensemble des salariés.

 

"Le flou savamment entretenu par la direction mise en place par l’État et les médias autour de l’avenir du groupe Piffaut-Financière Turenne Lafayette (FTL) et des sociétés détenues en nom propre par l’actionnaire unique vise à créer la peur et la résignation parmi les salariés. Les vautours tournent autour du patrimoine et du magot, espérant faire bon marché.

 

La CGT réaffirme que rien ne justifie un dépeçage et une vente à la découpe. Le groupe Piffaut-FTL a largement bénéficié du soutien de l’État français et constitue aujourd’hui un acteur essentiel pour l’industrie agroalimentaire nationale, notamment dans les branches salaisons et appertisés, dont il détient des parts de marché importantes et des marques fleurons nationaux de notre alimentation. Avec près d’un milliard d’€ de chiffre d’affaires, des marques comme Madrange, William Saurin, Prédault, La Belle Chaurienne, Petitjean… dont la valorisation mériterait d’être connue, ses parts de marché atteignent 30 % dans le jambon cuit, 38 % dans les plats cuisinés. Les rumeurs concernant les dettes du groupe doivent être relativisées par rapport à ces réalités. Toute opération de démantèlement mettrait gravement en cause des pans entiers de notre indépendance alimentaire, l’emploi dans nos industries, le potentiel industriel national, le tissu professionnel dans nombre de nos régions.

 

L’État français qui, en l’absence d’héritier direct de M. Piffaut, récupère dès maintenant 55 % de la totalité de sa fortune personnelle, devient de fait le principal actionnaire du groupe Financière Turenne Lafayette et de l’ensemble des sociétés. Si l’apport financier de 70 millions d’€ dont 12,5 millions en provenance de l’État permet de poursuivre l’activité, il serait totalement inacceptable que cet apport ne serve qu’à rendre la mariée plus attractive, voire représenterait une mise de fond minimum pour récupérer le jackpot. On le sent bien, les bons sentiments sont remisés aux vestiaires de tous côtés.

 

L’État doit prendre toutes ses responsabilités pour maintenir la cohérence d’un groupe agroalimentaire à la construction duquel il a largement contribué et garantir la pérennité de l’emploi des 4 000 salariés.

 

Avec les travailleurs et les syndicats CGT de l’ensemble du groupe Piffaut-FTL, la CGT fait des propositions sérieuses. Le gouvernement doit décider de l’étatisation pérenne du capital de FTL et de l’ensemble du potentiel industriel afin de conforter son intégrité, stabiliser la situation économique et sociale, maintenir l’ensemble des emplois directs et indirects qui dépendent de son activité par un moratoire officiel et précis. Cette question centrale de l’actionnariat doit être au coeur du processus permettant de garantir l’avenir du groupe et répondre à l’inquiétude et à la colère qu’expriment les salariés. Pour cela, une « cellule de défense de l’emploi et de l’intégrité du groupe » réunissant les salariés, les pouvoirs publics et la direction actuelle de l’entreprise doit être rapidement mise en place. A l’heure actuelle, les organisations syndicales sont sans nouvelle de l’État. Pourtant fin décembre, il s’était engagé à informer régulièrement des évolutions du dossier.

 

L’ensemble des moyens dégagés y compris la part que récupère l’État sur l’héritage de la fortune personnelle de M. Piffaut, 166ème fortune de France dont le montant estimé atteint 400 millions d’€, doit être consacré essentiellement à l’investissement, la modernisation, le développement des emplois, l’amélioration des salaires et des conditions de travail. L’étatisation doit s’accompagner d’une démocratisation de la gestion de l’entreprise.

 

Notre fédération examinera les actions possibles pour imposer la prise en compte de cette proposition. Au contraire de ceux qui prétendent ou prétendent « l’État c’est moi », l’État devrait être celui des travailleurs et de la population qui, par leur travail et leurs contributions, permettent à la Nation de se développer. La CGT assumera toutes ses responsabilités, dans l’unité la plus large possible pour faire valoir ses propositions permettant d’assurer l’avenir industriel du groupe, l’intérêt national, le maintien et le développement de l’emploi.

 

Une manifestation a été menée par les organisations CGT du groupe FTL à Paris le vendredi 3 février, afin de porter des revendications permettant d’assurer l’avenir industriel du groupe et le maintien de l’emploi. Suite à notre action coup poing, la direction générale FTL a reçue une délégation CGT de chaque sites . Cette entrevue a permis d’obtenir une nouvelle rencontre entre l’état, la direction générale et les organisations syndicales pour la mise en place d’une cellule de défense de l’emploi et de l’intégrité du groupe.

Lors de cette rencontre, la CGT Madrange à dénoncer le problème récurrent des badgeuses et des fiches de payes. La direction nous a répondu que c’était dû au changement de logiciel paye, et surtout au non paiement de la prestation du mois de décembre qui bloque l’avancée du projet."

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